30/06/2019
Communication intéressante publiée sur France Inter qui fait état d'une étude reposant sur une observation de plus de 6 années!
30/05/2019
28/04/2019
Ce deuxième rucher, pour le moment très modeste, va me permettre de faire des créations d'essaims par division de colonies fortes du rucher principal. Premier test réalisé dans la ruchette.
Il est situé à plus de 3 kms du rucher principal….soit une distance suffisante pour éviter que les colonies divisées se reconstituent.
Sa localisation dans un sous-bois va aussi me permettre de tester un autre environnement.
24/03/2019
Sans refaire un article de fond sur le frelon asiatique, il en existe déjà beaucoup….quelques informations essentielles pour mieux comprendre la problématique:
Les prévisions de réchauffement climatique laissent craindre une extension sur d'autres continents.
Son habitat: le frelon asiatique installe de préférence son nid dans les hautes branches des grands arbres, en zone urbaine ou agricole.
Sa nourriture: Comme les autres frelons, Vespa Velutina est un prédateur qui s’attaque à une très grande variété de proies. Outre les abeilles, il s’attaque aux insectes et notamment aux guêpes, mouches, papillons ainsi qu’aux araignées. Il apprécie aussi la viande et les poissons et crevettes exposés sur les étals des marchés. Les boulettes de proies servent à nourrir les larves en protéines.
En automne ils peuvent aussi manger des fruits mûrs : pommes, raisin...
Son impact sur les ruches: le frelon se poste en vol stationnaire devant l'entrée de la ruche et attrape une abeille qui revient de butiner. Il la saisit et va ensuite la découper sur une branche d'arbre à proximité pour ne conserver que le thorax plein de protéines (Cf. photo de l'article).
Les apiculteurs peuvent observer jusqu'à 10 à 20 frelons qui de façon continue prélèvent des butineuses. Cette prédation contribue évidemment à l'affaiblissement de la colonie. Elle stresse aussi les abeilles qui sortent beaucoup moins pour récolter nectar et pollen.
Pour protéger les colonies, les apiculteurs, en été, mettent à l'entrée des ruches des protections qui empêchent les gros insectes de pénétrer à l'intérieur. Sans ça, les frelons entrent dans la ruche et si la colonie n'est pas importante ils peuvent la détruire et piller le couvain (les larves) qui s'y trouve.
Son cycle de vie: Les femelles, fécondées en automne, hivernent dans la terre ou dans des troncs pourris. En mars, chacune de celles qui ont survécu créent un nouveau nid sur le rebord d’un toit, dans un buisson ou dans divers abris. Il compte d'abord une dizaine de cellules entourées d’une fine coupole de papier puis d’une enveloppe sphérique. Les premières ouvrières naissent au cours du mois de mai.
70 % des colonies déménagent, dans le courant du mois d’août, lorsque le nid primaire est placé trop près du sol ou dans un endroit confiné. La colonie s’installe alors dans un nouveau nid construit par les ouvrières souvent à plus de 10 m dans un arbre. Un nid peut compter plus de 13 000 individus et les ouvrières peuvent élever au moins 500 futures fondatrices qui après avoir été fécondées par les mâles vont à leur tour hiverner. Tous les autres membres de la colonie meurent en fin d'automne.
Alors ….faut il piéger ces nouvelles fondatrices dès le mois de mars?
la réponse la plus raisonnable serait NON….
21/02/2019
Pour comprendre le cycle de fabrication, il faut imaginer que chaque abeille a un rôle précis à tenir au sein de la ruche.
Sur la durée moyenne d'une vie, 1 mois pour une abeille d'été qui travaille beaucoup, elle va successivement exercer 6 métiers:
- Son premier travail, les premiers jours de sa vie, consiste à nettoyer les cellules et à réguler la température du couvain (les larves),
- Elle va ensuite soigner la reine et nourrir les larves,
- Dans une troisième phase, elle va réceptionner et travailler le pollen et le nectar,
- A partir du 12ème jour, elle nettoie la ruche et fabrique la cire
- Elle apparait ensuite sur la planche d'envol pour protéger la colonie et ventiler la ruche,
- Enfin, elle deviendra, à partir de la troisième semaine, butineuse une dizaine de jours et aura pour mission de récolter le nectar et le pollen.
Une vie courte mais bien remplie….
La goutte de nectar récolté par la butineuse est un liquide sucré (on y a gouté en suçant des fleurs de trèfles) et très riche en eau. La butineuse va le confier à une travailleuse (cf. photo) qui au sein de la ruche va l'avaler, le régurgiter, le malaxer autant de fois de nécessaire pour que le taux d'humidité descende très sensiblement. Elle va d'ailleurs, par les multiples passages dans son jabot, l'enrichir en enzyme.
Le "presque miel" sera ensuite déposé dans une alvéole et les ventileuses vont poursuivre le travail d'assèchement. En battant des ailes, elles créent un courant d'air à l'intérieur de la ruche qui va chasser l'humidité résiduelle jusqu'au taux de 18% ...seuil qui permet la bonne conservation du miel.
Et ça n'est encore pas tout à fait fini, puisque il faut qu'une autre travailleuse dépose une pellicule de cire protectrice sur l'alvéole.
Le miel ainsi stocké sera à disposition pour la consommation courante mais aussi pour passer les saisons de disette, l'automne et l'hiver.
Quelques chiffres :
Une butineuse qui va travailler 7 jours va faire plus de 700 kms d'allers/retours , pour ne récolter au plus que 15 grammes de nectar.
Par voyage, pour remplir son jabot de nectar, elle va devoir butiner 1000 à 2000 fleurs.
Quand vous gouterez votre prochaine cuiller de miel, appréciez la aussi au regard de tout ce travail et de ce cycle naturel de production.
Sans jouer les moralisateurs, je suis tenté de vous inviter à choisir des miels de proximité, qui ont la couleur et le gout de leur région. Ceux de petits producteurs que vous pouvez rencontrer sur les marchés ou dans leur rucher.
Oubliez tous les miels d'origine douteuse, qui peuvent être récoltés avant maturité, enrichis par des substituts synthétiques et dilués avec des sirops végétaux. Le miel fait partie des aliments les plus falsifiés pour des motifs économiques.
Oubliez aussi bien vite, les producteurs industriels qui ne respectent pas leurs colonies … ce film n'est malheureusement pas une caricature!
14/11/2018
Contrairement à d’autres animaux comme les oiseaux ou les mammifères, les abeilles ne régulent pas leur température corporelle de manière naturelle. Elles sont exposées aux variations de températures extérieures et doivent trouver des parades pour les supporter.
Apres avoir été plus de 50 000 en été, elles ne sont plus que 5 à 10 000 l’hiver.
Par contre, comme il n’y a plus de travail dans la ruche (nourrissage des larves…..) ni à l’extérieur, elles se fatiguent moins et vivent plus longtemps (de 4 à 5 mois).
En hiver, elles se rassemblent à l’intérieur de la ruche et forment une grappe qui se resserre d’autant plus que la température baisse. Même quand la température extérieure est négative les abeilles arrivent à stabiliser la température intérieure à 20°.
C’est un mouvement permanent, les abeilles qui sont à l’extérieur et qui sont le plus exposé au froid se nourrissent du miel récolté l’été et contribuent à réchauffer la colonie en contractant les muscles de leur thorax. Elles rentrent dans la grappe pour bénéficier de la chaleur interne. Celles de l’intérieur glissent à leur tour vers l’extérieur et ainsi de suite. Ca ressemble au mouvement des manchots empereurs sur la banquise!
La reine, quant à elle, est protégée au cœur de la grappe.
03/11/2018
La cristallisation est plus ou moins rapide en fonction de la transformation, par les enzymes, du saccharose en glucose et en fructose.
Plus le fructose est abondant (miel d’acacia) plus le miel restera liquide longtemps. Plus le glucose est important (miel de colza), plus le miel durcira vite.
Pour empêcher la cristallisation le miel peut être chauffé…ce que doivent faire certains industriels qui vous proposent des miels qui restent étonnement liquides très longtemps.
Chauffer le miel a un impact négatif tant sur sa qualité nutritive que sur son gout.
Ce qu’il est raisonnable de faire chez soi pour garder son pot de miel liquide ou crémeux:
- le placer dans un endroit plutôt chaud (proche d’un radiateur par exemple)
- le chauffer au bain-marie mais très progressivement et sans aller au-delà les 40°.
01/11/2018
Le miel est la substance sucrée naturelle produite par les abeilles de l'espèce Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou des sécrétions provenant de parties vivantes des plantes ou des excrétions laissées sur celles-ci par des insectes suceurs, qu'elles butinent, transforment, en les combinant avec des matières spécifiques propres, déposent, déshydratent, entreposent et laissent mûrir dans les rayons de la ruche. A l'exception du miel filtré, aucun pollen ou constituant propre au miel ne doit être retiré, sauf si cela est inévitable lors de l'élimination de matières organiques et inorganiques étrangères.
Ci joint la notice de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
01/11/2018
regardez cette vidéo incroyable.
Les images qui vont suivre sont extraites des Géants de la nature, un documentaire accessible sur le site de France Télévision. Vous voulez voir comment de petites abeilles peuvent terrasser un gigantesque frelon ? Alors regardez :
Pour venir à bout de leur agresseur, les abeilles utilisent leur nombre… et leur chaleur ! Une technique de combat surprenante et, visiblement, très efficace.
Malheureusement le combat reste inégal. La colonie s'épuise et ne peut résister durablement.
extrait article positivr.fr
Didier DELOUME
Apiculteur
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